10/10/2010

Les vraies valeurs qui comptent (c'est le cas de le dire !)

Jérôme Kerviel, ce trader de la Société Générale a donc été condamné en première instance à 3 ans de prison fermes et au remboursement des 4,9 milliards d'euros qu'il est censé avoir fait perdre à ladite Société Générale.
Dans le genre peine stupide et hypocrite, on a rarement fait plus fort ! 

Pendant deux ans, le Jérôme en question a forcé tous les contrôles des systèmes informatiques de la SG pour prendre des positions très risquées.
Et on voudrait essayer de nous faire croire que personne n'a rien vu à son manège et que la SG est une victime.
C'est bien essayé mais c'est raté : personne ne peut imaginer que le système informatique d'une banque d'une telle importance soit si mal fichu qu'on puisse le forcer pendant deux ans sans qu'aucune alerte ne se mette en place.  (Ou alors, Jérôme Kerviel est un génie du genre de ceux que l'on ne rencontre que tous les 3 ou 4 siècles, auquel cas il aurait fallu se le garder bien précieusement sous le coude).

Condamner quelqu'un à une peine aussi inepte pour des histoires de fric, ça en dit long sur les valeurs de nos sociétés dites évoluées quand on compare avec ce qu'on lit dans les rubriques "faits divers" des journaux : on est souvent moins lourdement condamné pour agression envers les faibles et les sans-grade que si on a osé s'en prendre au fric et au flouze des puissants.
Dans le genre, la condamnation de Thierry Muzelin -qui s'est auto-volé son fourgon de transports de fonds- est du même genre.

PS :
Mais je suis très rassurée sur le fait que si les positions risquées prises par Jérôme Kerviel avaient rapporté du fric, la SG aurait également porté plainte au nom de la morale, puisqu'on nous serine que c'est de cela dont il s'agit.
Tout 
le monde sait que les banques ont la moralité pour fonds de commerce

08:02 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2010

Plus fort que Bruno

Bruno, un de mes frères, imaginait des tas d’expériences scientifiques de bêtises quand il était gamin.
Il avait ainsi réussi à faire entrer le couvercle rond de l'essoreuse DANS l'essoreuse, la taille du couvercle, muni d'un pas de vis, étant plus large que le trou !
Personne n'a jamais su comment il s'y était pris, et je ne sais plus comment papa(*) a réussi à l'enlever.
Je ne sais même pas s'il y est jamais arrivé, d'ailleurs.
(*) quand on est enfant et qu'on fait des tas d’expériences scientifiques de bêtises, il faut toujours avoir un papa sous la main.

J'aurais bien besoin de mon papa, là tout de suite, moi aussi.
Vous connaissez tous les tiroirs de cuisine. 
Evidemment, que vous savez ! 
Ces tiroirs où l'on rangejette au hasard les ustensiles divers et variés qui servent à touiller, battre et retourner ce que l'on cuisine. 
(Avec les boîtes en plastique, ces ustensiles sont une invention du diable pour nous empêcher d'avoir des armoires et des tiroirs bien rangés)

Tout à l'heure, je veux ranger des ciseaux dans un de ces tiroirs. 
Je balance pose donc comme il se doit les ciseaux dans le tiroir et m'apprête à le fermer.
Oops, ça coince.
Je veux donc rouvrir le tiroir pour mieux balancer
ranger les ciseaux et les empêcher de coincer le tiroir.
Le tiroir, comme tout bon tiroir de cuisine digne de ce nom, refuse de s'ouvrir tout à fait : quelque chose est coincé.
Moi, comme toute bonne utilisatrice de tiroir de cuisine où quelque chose est coincé, j'entrouvre ce que je peux et je secoue, histoire de remettre un peu d'ordre dans
tout ce fourbi les ustensiles.
Plus je secoue, plus ça coince et moins ça s'ouvre.

Résultat :
Le tiroir est verrouillé de l'intérieur et ne veut plus rien savoir. 
Papa est mort depuis près de 25 ans et il ne volera donc pas à mon secours.
L'Homme n'est pas encore rentré (et comme il vient de m'appeler pour me dire qu'il est en panne avec la moto et que le temps d'appeler l'assurance, que le dépanneur arrive pour la prendre en charge et tout le toutim, il n'est pas près de rentrer !  )

Je crois que je vais devoir appeler les pompiers.

 

 

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18:43 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2010

Tatie Danielle existe : je l'ai rencontrée !

Madame Machin me demande si je peux l'emmener au jardin : elle veut prendre l'air. 
C'est aussi rare que surprenant que Madame Machin veuille bouger de son coin, mais puisqu'elle le demande, j'accède à son souhait.   

Je débloque les freins de son fauteuil roulant et je sors avec elle.
Je l'installe à l'ombre.
"Non, pas ici, le soleil va tourner et je vais me trouver au soleil"
A vrai dire, le soleil tourne dans l'autre sens, mais moi, pas contrariante, et 250 dossiers urgents-pour-hier qui m'attendent sur mon bureau, je ne moufte pas.
Je pars à l'autre bout du jardin, et l'installe à l'ombre.
Je bloque les freins du fauteuil.
"Non, pas ici, il y a des courants d'air.  je ne supporte pas"
Je débloque les freins et je pars plus loin.
Je rebloque les freins.
"Non, pas ici.  Calez le fauteuil contre la bordure sinon j'ai peur"
Je re-maneouvre, cale le fauteuil contre la bordure et bloque les freins, (résistant héroïquement à mon envie de basculer le fauteuil et la dame dans les matitis). 
"Maintenant, je voudrais un verre d'eau"
Elle ne pouvait pas le dire plus tôt, non ?
Je retraverse tout le jardin, je rentre pour prendre un verre, je le remplis d'eau, je sors à nouveau et retraverse tout le jardin dans l'autre sens pour aller le lui apporter.
"Je crois plutôt que je vais vomir"
Je me prépare donc à re-re-traverser le jardin pour aller appeler une aide-soignante.
"Non, pas maintenant.  Je vais encore attendre un peu"

Plus tard dans la journée, une collègue me dit :
"Madame Machin est furieuse.
Quelqu'un l'a conduite au jardin, loin de tout, alors qu'elle n'avait rien demandé : elle déteste aller au jardin
"

Ce métier, c'est un sacerdoce.
Mais après tout, moi je suis assistante de direction, pas promeneuse. 
La prochaine fois que Madame Machin aura une stribe, je retirerai mes oreilles pour ne pas l'entendre et elle trouvera une autre victime.

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08:53 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

08/05/2010

Hommage


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02/05/2010

Cités, racaille et langue de bois

Il avait dit "racaille" et beaucoup, très politiquement corrects, avaient hurlé face à ce manque de compréhension manifeste pour ces pauvres jeunes sans avenir qui disaient ainsi, avec leurs petits moyens à eux, leur profond mal de vivre et leur détresse d'être abandonnés de tous.
En gros, c'était le caillassage de bus, le trafic de drogues et la terreur dans certaines cités pour lancer des appels au secours.
On ne cautionnait pas mais on comprenait, et il fallait trouver des mesures d'encadrement social et psychologique pour sortir de là ces pauvres jeunes qui n'avaient plus que la violence pour s'exprimer, pauvres laissés pour compte qu'ils étaient de l'horrible système capitaliste qui les laissait sur le pavé.
C’était la faute de la Société s’ils en étaient rendus à ça.

Près de 5 ans après les célèbres émeutes de l'automne 2005, rien n'a changé.
Ces mêmes cités continuent à être vérolées par des bandes de trafiquants de tout poil qui ne veulent qu'une chose : qu'on les laisse trafiquer en paix et que, surtout, on ne s'avise pas de mettre le droit et la loi sur ce qu'ils revendiquent comme leur territoire personnel. 

Qu'on ne s'y trompe pas : ceux-là ne veulent ni formation, ni insertion, ni emploi.
Tu rigoles ?  Pourquoi iraient-ils bosser pour un salaire très moyen, et avec toutes les contraintes qui accompagnent, alors qu'en trafiquant, ils se font de l'argent facile, et que la violence qu'ils répandent autour d'eux leur laisse penser qu'ils sont les maîtres du monde. 

Ce que tout le monde a oublié, c'est que dans ces cités-là, il y a proportionnellement plus d’honnêtes gens que de racaille.
Et ces honnêtes gens là tendent vers une vie meilleure.
Ceux-là méritent (Houlà, le gros mot !) que l’on se batte pour eux, qu’on les accompagne et qu’on les tire vers le haut.
Ceux-là ne sont pas responsables de la vie qu’ils ont et c'est vers eux que toutes nos attentions doivent se porter.

Ceux-là ont le droit de prendre le bus sans risquer de se retrouver blessés.
Ceux-là ont le droit de prendre l’air en bas de l’immeuble sans risquer de se prendre une balle dans la tête.
Ceux-là ont le droit d’avoir un logement dans un environnement qui ne sue pas l’angoisse.
Ceux-là ont le droit de vivre et d’être heureux.

Les autres, n’ont d’autre droit que celui d’entrer dans la Société.
Une fois, ça passe.
Deux fois, ça coince.
Trois fois, c’est coercition.  Sévère et sans états d’âme.
Et s’ils ne veulent pas de cette Société là, qu’ils aillent se faire foutre.  Qu’on les mette à l’écart et qu’ils cessent d’empêcher la vie des autres de tourner rond.

C’est une assistante sociale qui vous le dit.
Elle ne votera jamais extrême droite - ce serait vraiment moche pour les honnêtes pauvres gens de ces cités là - mais elle en a assez d'entendre les discours compassionnels qui excusent, dédouanent et expliquent, parce que ceux qui tiennent ces discours ont laissé leurs couilles gonades au vestiaire avant d'entrer sur les plateaux télé pour parader dans tous les débats politiques dont les journalistes croient  utile de nous abreuver à longueur de temps.

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26/04/2010

Il faut cesser de mettre internet entre toutes les mains

Les gars, vous à qui l'on a fourni LA technologie des mails, il faut que j'vous explique deux ou trois trucs qui, s'ils ne vous rendent pas la vie plus facile, épargneront au moins celle des autres.

Quand vous recevez un mail dont l'adresse et/ou le contenu et/ou les liens et/ou les pièces jointes vous semblent douteux, il est fort probable qu'il soit arrivé dans votre boîte par la méthode des essais-erreurs de test d'adresses de celui qui l'envoie.
Alors, de grâce, réfléchissez un peu !

N'y répondez surtout pas, même pour demander poliment que l'on retire votre adresse de la mailing list : cela ne fera que confirmer à l'expéditeur que l'adresse qu'il a essayée est valide, qu'il y a quelqu'un à l'autre bout de ligne et alors là, bonjour la galère. 
Le commerce des adresses mails est extrêmement lucratif, et vous saurez alors ce que "envahi par les spams" veut dire.
Oui, on sait, il y a la loi informatique et libertés qui vous autorise à demander officiellement que l'on retire votre adresse de la mailing list, mais réfléchissez un peu : le robot qui vous envahit n'a rien à f*** de la loi informatique et liberté. 

Si jamais votre sens de la justice et du droit - votre droit à vous que vous avez - vous pousse tout de même à répondre pour demander que l'on ne vous envoie plus ce mail - après tout, c'est votre bàl, votre adresse mail et votre vie - de grâce par pitié je vous le demande à genoux, ne cliquez pas sur "répondre à tous", parce qu'alors, le mail tourne, retourne, revient et se propage au fur et à mesure de l'ire des bien-pensants qui estiment avoir le droit de faire jouer la loi informatique et libertés. 

Et puis aussi, allez un peu voir dans les détails de votre logiciel de lecture de mails.
A priori, s'il est bien fichu, vous pouvez décocher la petite case qui demande qu'un accusé de réception soit envoyé en même temps que  chaque message que vous envoyez.
Cochez, par contre, la petite case qui dit qu'il faut vous demander votre accord pour envoyer l'accusé de réception quand vous recevez un mail qui contient ce type de demande. 
Et n'oubliez pas cette règle : les accusés de réception et/ou de lecture de message n'ont qu'un intérêt limité - sauf si vous avez l'esprit particulièrement revanchard - et doivent être utilisés avec parcimonie, à bon escient, et sans en abuser.  

Et pour vous débarrasser de ce mail intempestif qui n'a fait que tourner toute la journée dans toutes les entreprises de France et de Navarre - parce que peu d'entre vous appliquent les consignes expliquées ci-dessus, et que d'autres continueront à le faire tourner demain ! -il y a une solution toute simple. 
Pour autant que vous utilisiez un logiciel digne de ce nom, vous avez une option qui vous permet de créer des règles de messages.  Perso, j'ai fait une règle pour dire que dès qu'un mail contenant cette adresse, ou ces mots dans le corps du message arrivait, il fallait le détruire définitivement sans même me le dire.
(J'ai mis du temps pour le faire, parce que je n'avais jamais imaginé l'immense obstination dont vous feriez preuve. Mais quand je suis revenue de 3 heures de réunion, que j'ai ouvert ma boîte mail et que je me suis aperçue que vous continuiez à passer votre temps à faire tourner ce mail pour dire qu'il fallait arrêter, j'ai cru que j'allais me mettre à pleurer et j'ai considéré qu'il fallait employer la manière forte).

Et croyez que ça m'a demandé une sacrée force de caractère parce que j'avais juste envie de tous vous envoyer un long mail pour vous expédier ailleurs avec vos  revendications de la loi informatique et libertés que vous avez envoyées à tout le monde toute la journée.
Et c'est sans compter ceux qui n'avaient rien compris du tout et qui, se sentant personnellement attaqués par les mails qu'ils recevaient ("répondre à tous") demandant de supprimer l'adresse de la mailing list et qui renvoyaient un mail à tous pour expliquer qu'ils n'étaient pas les expéditeurs de ces messages.

Bibliographie :
(collection "pour les nuls" : ça explique tout bien ce qu'on ne vous a pas dit le jour où on vous a installé devant cette diabolique machine qu'est le PC quand il est associé à internet) :

"Internet, pour les nuls"
"Les mails, pour les nuls"
"Je viens d'acquérir un PC, pour les nuls"
"Le bon sens, pour les nuls" (à paraître, et fort attendu)

Sinon, si vraiment vous n'en sortez pas avec ces technologies de pointe, il y a aussi la Poste : ça va moins vite, c'est plus cher, mais c'est moins dangereux pour tout le monde.

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19:13 Écrit par Lau dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

10/04/2010

Télé-marketing

Dam Dam tadatataaaaaaaam ... tadatadam ... (c'est la jolie sonnerie primesautière de mon téléphone)

ELLE :
Bonjour-madame-je-suis-Sarah-de-la-Fédération-Française-des-mutuelles-est-ce-que-vous-avez-une-mutuelle ? (oui, oui, dit comme ça tout d'une traite, sans reprendre son souffle)

MOI :
Vous n'êtes pas plus que moi "de" la  Fédération Française des mutuelles. 
Vous êtes une téléopératrice qui bossez dans un centre d'appels (off shore, à entendre votre accent) et vous ne vous appelez probablement même pas Sarah. 
Quant à savoir si j'ai une mutuelle, ça ne vous regarde pas. 
Au revoir.

 

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11:49 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

Même pas en rêve !

Alors qu'une énième grève SNCF - la troisième cette année -  enquiquine pas mal de gens, la SNCF ne cesse d'innonder les bàl de mails d'offres super promos pour voyager pas cher.

Je sais, les grévistes et la SNCF, ce ne sont pas les mêmes personnes, mais en termes de communication, on a déjà vu plus subtil. 

A quoi bon acheter un billet de train si c'est pour n'avoir la confirmation de ne pas s'être fait rouler seulement en arrivant à destination, hum ?
 

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08:59 Écrit par Lau dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0)

VTFF

Trouvé hier dans la bàl, ce courrier de celle qui, à l'agence du syndic, se dit : "gestionnaire de copropriétés" : 

Madame, Monsieur, 

SUITE A L'INSTALLATION DU PORTAIL ET DU PORTILLON, NOUS VOUS RAPPELONS QU’IL EST IMPERATIF DE PASSER PAR LE PORTILLON ET NON PAR LE PORTAIL POUR UN PASSAGE PIETON.

EN EFFET, LE PORTAIL EST REGLE POUR UNE CERTAIN NOMBRE DE PASSAGES VEHICULES.

VOUS DEVEZ EGALEMENT EVITER TOUTE ENTREE A PIED PENDANT LA FERMETURE DU PORTAIL FRAGILISANT AINSI LA TEMPORISATION MISE EN PLACE.

Nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments distingués.

Refusant d'obtempérer à une autorité qui n'en est pas une, et pas du tout impressionnée par le ton désagréable qu'elle utilise tant par écrit qu'oralement, j'ai juste envie de lui répondre ça : 

Madame,

Je vous remercie infiniment de votre courrier : alors que le portail est installé depuis plus de 6 mois, j'apprécie à sa juste valeur de recevoir la première bribe d'information sur les subtilités de son fonctionnement.
Vous êtes manifestement très énervée – la manière que vous avez d’écrire en majuscule et en gras le démontre – mais nous n’avons pas la science infuse et ne pouvions imaginer que ce portail en acier trempé triple  épaisseur résistant aux ogives nucléaires à longue portée était tellement sensible. 
Il eût fallu, avant de vous énerver, nous donner les informations techniques que nous vous avons réclamées à plusieurs reprises (je garde d’ailleurs un souvenir très précis de votre ton méprisant et agacé lors des conversations téléphoniques que nous avons eues à ce sujet.)

Sachez que nous aurions apprécié de pouvoir commander l'ouverture du dit portail au départ d'un interphone installé dans nos maisons.  En effet, vous admettrez qu'il est peu confortable de devoir demander à un visiteur de nous téléphoner pour nous dire qu'il poireaute devant l'entrée, de telle sorte que, armés de notre télécommande, nous quittions notre maison pour aller commander l'ouverture.  
Pardonnez mon impertinence, mais ce n'était pas la peine d'installer un portail aussi subtil si l'étude préalable ne tenait pas compte de tous les cas de figure. 

Je conçois qu'il y a un certain confort à savoir que le lotissement n'est plus accessible aux intrus mal intentionnés, mais concevez, de votre côté, que le système d'ouverture n'a rien de convivial.  Nous avons compris que nous n'avions pas intérêt à ce qu'un visiteur ami, de passage dans le quartier, décide de venir nous faire un petit coucou impromptu.  Sans notre numéro de téléphone, il n’a aucun moyen de nous avertir.  

A défaut de câbler un système d’interphones, vous auriez pu au moins installer, sur le panneau lumineux digicode chic et classe qui permet d'ouvrir le portillon des piétons, un système d'appel relié aux lignes téléphoniques, parce qu'en l'état actuel des choses, à part frimer, le panneau lumineux n'a aucune utilité puisque vous n'avez pas jugé utile de nous communiquer le code d'ouverture du portillon).   

N’oubliez pas que vous existez uniquement parce que des copropriétaires ont choisi de faire appel à vos services, que personne n'est irremplaçable, et que des syndics, il y en a à tous les coins de rue. 
Il existe même des copropriétés qui fonctionnent sans syndic.
C’est dingue, non ?

Je vous prie de croire, Madame, en l’expression de mes sentiments distingués (*)




(*) et dans l’ensemble de mes sentiments, je distingue particulièrement : ton petit pouvoir, ma grosse, il ne m’impressionne pas, pas plus que ton papier à lettres glacé à en tête en relief. Ça te situe ?

Mais bon, je ne vais pas le faire. 
Mais quand je serai grande, j'aurai une maison sans copropriété, parce que l'enfer, c'est les autres !


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03/04/2010

Entre gens civilisés ou entre sauvages ?

Hier, un homme a été poussé sur les rails du RER Gare de Lyon à Paris. 
Il semblerait que sa tête ait heurté le train qui entrait en gare, qu'il ait été renvoyé sur le quai. 
Toujours est-il qu'il est mort (forcément, ajouterai-je !).

On en parle un peu partout, et tout le monde prône LA solution : installer sur les quais un dispositif de portes automatiques qui ne s'ouvriraient que quand le train est arrêté. 
Mais voilà, ça coûte la peau des fesses.
J’ai même entendu un commentaire d’un voyageur qui disait : « c’est normal, que les gens se bousculent : tout le monde veut une place assise ». 
Non, ce n’est pas  « normal » de pousser et d’écraser pour passer.
On emprunte les transports en commun, on ne les prend pas d’assaut !

Donc, les gens sont aux aguets : on ne sait jamais qui, dans toute cette foule, sera celui qui vous propulsera sur les rails, et surtout, chacun surveille les mouvements du voisin pour s’assurer que cet autre – l’ennemi – ne risque pas de passer devant lui. 
Résultat : prendre le RER A à l’heure de pointe, ça frise la guerre.

Nulle part, ni dans les gares ni ailleurs, on ne pourra éviter les tarés, mais on limitera les dégâts et on évitera en même temps les accidents en appliquant une solution toute simple et qui ne coûte pas un rond : les conduites civilisées.  Associées à cette qualité en voie de disparition qu'est le bon sens, elles éviteront que des malades puissent balancer des quidams sous les trains.

Commençons par les conduites civilisées. 
Il n'y a pas de place assise pour tout le monde, et ce n'est pas un drame existentiel que de voyager debout : les couloirs de la plupart des RER sont conçus pour ça.

Si au lieu de se presser sur l'extrême bord des quais pour essayer d'entrer prem's, les gens attendaient sagement que le train s'arrête, que les autres voyageurs descendent, puis montaient dans le train avec ordre, méthode, discipline et attention aux autres, les malades qui ont des pulsions de mort auraient moins de chance de réussir à balancer des gens sur les rails. 
Et puis aussi, les trajets seraient moins stressants.
Et puis aussi, les gens seraient moins stressés.


Pour le bon sens, c'est à peu près pareil. 
Si vous voulez remettre de l'eau fraîche dans un vase de fleurs coupées, il vous faut commencer par vider l'eau qui est en place.  Vous le savez, vous le faites spontanément et vous trouveriez complètement stupide de mettre de l'eau dans un vase plein. 
C'est pareil pour les trains.
Si vous voulez monter dans le train, il faut d'abord laisser descendre ceux qui le souhaitent.
Et pour le même motif que vous ne videriez pas le vase au travers d'un entonnoir renversé - vous trouveriez ça complètement stupide aussi - il faut laisser les portes entièrement dégagées pour que les voyageurs qui descendent puissent le faire sur toute la largeur des portes au lieu de devoir passer en file indienne au milieu de la masse compacte des voyageurs qui poussent déjà pour entrer (et qui ont parfois déjà un pied sur la marche d'entrée).
ça, c'est pour le bon sens.


Et tant que j'y suis : si les filles avec leur sac à l'épaule, et les ados avec leur sac à dos réfléchissaient un peu, ils porteraient leur sac à la main dans les trains bondés : tout cet espace laissé libre entre les jambes, c'est de la place perdue.

On pourrait même aller jusqu'à imaginer - soyons fous - qu'une femme enceinte, ou quelqu'un de vieux ou handicapé reçoive spontanément une place assise, au lieu de voir la plupart des gens plonger le nez dans leur bouquin ou faire semblant de dormir quand ils sont confrontés à ce péril qui pourrait bien leur piquer leur précieuse place, acquise au péril de leur vie. 

Et si les gens étaient moins grossiers - et moins cons, aussi - ils se lèveraient de leur strapontin quand il y a trop de monde dans la rame au lieu d'obliger ceux qui sont debout à se positionner en "S".

Dans mes rêves les plus fous j’imagine que les gens rentrent dans le RER et s’avancent afin de dégager les entrées au lieu de bousculer tout le monde pour passer, et s’arrêter juste près de la porte, pour boucher convenablement le passage des autres voyageurs.  Et même, parfois – mais là, c’est comme si j’étais folle à lier -  je vais même jusqu’à penser que les gens descendraient sur le quai pour dégager le passage de ceux qui veulent sortir du train.


Quand je serai grande, le monde sera différent : les uns et les autres seront attentifs aux autres et aux uns.
Et ça, ce sera vachement bien.

Et je rappelle à tous les utilisateurs du RER A que si le train qui arrive est bondé, il y en a un autre qui suit dans quelques minutes.

 

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13/02/2010

Et pourtant, on en redemande ...

Qui va sauter sur mes genoux le matin, quand j'essaye d'émerger en buvant un café, parce qu'il faut un câlin immédiatement c'est très très urgent tout de suite maintenant ?
 
Qui va sauter dans mes bras et se lover dans mon cou parce qu'elle a besoin de quelque chose ?
  
Qui ouvrira les tiroirs pour piquer quelques paires de chaussettes à disposer un peu partout dans la maison ?  

Qui fera des "huit" dans mes pieds quand je descends les escaliers ?

Qui entrera chez les voisins pour aller chaparder des petits animaux en peluche ?

Qui fera le pied de grue sur le perron de ces mêmes voisins pour quémander - et recevoir - quelques croquettes ?

Qui renversera la corbeille à papiers pour choisir LA boulette avec laquelle jouer à travers toute la maison (et éventuellement dans mes pieds, justement quand je descends les escaliers - voir ci-dessus)
 
Qui sèmera des touffes de longs poils un peu partout dans la maison ?

Qui flanquera des claques à l'intrus qui osera manger en même temps qu'elle ?

Qui s'installera entre mes mains et le clavier pour m'empêcher d'interneter tranquille, parce que ce n'est pas le moment d'être au PC mais de s'occuper d'elle ?  Et qui fera des allers et retours d'un bureau à l'autre parce que, en fait, s'il y a deux bureaux, deux PC et deux personnes, c'est tout de même pour augmenter le nombre de câlins ?  

Qui passera la journée au jardin en été, mais rentrera régulièrement juste pour salir un peu la litière ?
 
Qui viendra s'asseoir sur nos épaules et nous miauler dans les oreilles - quand on dort encore - parce que les gamelles sont vides ?

Qui attrapera nos mains en mordillant quand on s'avise d'arrêter une séance de caresses ?

 

... ni Muscade ni Bidule, qui sont parties vers leur nouvelle vie, dans un village où les gens savent ce que "vivre ensemble" veut dire ...

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20/12/2009

La culture a la vie dure

Des femmes se sont battues pour que toutes les femmes, puissent voter, disposer de leur argent et travailler sans demander l'accord d'un mari.
Encore actuellement, d'autres femmes, et quelques hommes à leurs côtés (les choses évoluent doucement), se battent pour que les jeunes filles disposent de leur vie, de leur avenir et soient libres de leurs choix.

Et je vois à côté de ça de plus en plus de femmes qui, jeunes mariées, s'empressent de changer de nom et d'adopter le nom de leur mari.
Elles sont devenues Madame Machin, épouse Chose, et elles y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux.
Est-ce que leur mari se présente comme Monsieur Chose, époux Machin ?" 

Le mot "Mademoiselle" devrait être supprimé des dictionnaires, pour cause d'obsolescence culturelle (ça, c'est une formule qui dépote, non ? ) et au même titre que les strapontins dans les transports en commun puisque les gens ne savent pas en disposer avec bon sens (mais c'est un autre débat, je m'égare, je m'égare ...).

 

 

 

17/12/2009

Reste Assis, t'Es Payé

Huitième jour de grève sur la ligne A du RER.
Motif : demande d'une prime mensuelle de 120 €.

Normal : quand le salaire brut de départ d'un conducteur de RER est de 2.200 € + 630 € de prime mensuelle, pour 32,5 heures de travail (et départ en retraite à 50 ans - 55 ans pour ceux qui ont commencé à bosser en 2008) on comprend la détresse de ces travailleurs pauvres qui triment comme des fous jusqu'à un âge avancé pour un salaire de misère.

L'argument de dire qu'il y a de plus en plus de voyageurs et que donc, le travail est plus pénible, tient tout à fait la route :  plus il y a de monde dans le train, plus c'est difficile de pédaler.
Tout le monde sait ça. 

Le service minimum est censé être assuré (1 train sur 2) aux heures de pointe : de 7h30 à 9h30 et de 16h30 à 19h30.
A l'heure où j'écris, alors qu'il devrait y avoir un train sur deux, le site de la RATP indique 1 train sur 5 en circulation.
Normal : on est en grève ou on ne l'est pas.
Je suppose aussi que, puisque le service minimum est officiellement en place, on ne jugera pas utile de rembourser la période d'abonnement concernée (105 € mensuels, quand même !).

Dans tout ça, il n'y a qu'une chose que je ne comprends pas : il paraît qu'ils font grève pour améliorer le service.
Peut-être qu'ils comptent nous ristourner sous forme de points fidélité une partie de leurs nombreux avantages ? 

Depuis jeudi dernier, nous partons à moto ensemble le matin.
L'Homme quitte l'autoroute pour me déposer à l'entrée d'une station de métro, m'aide à me déséquiper et repart.
Le soir, il me reprend à cette même station, m'aide à m'équiper et nous rentrons ensemble.
Aujourd'hui, c'est neige à gogo.  Impossible de partir à moto.
En voiture, ce n'est même pas la peine d'y penser : ce matin, à l'heure de pointe, il y avait 320 kilomètres de bouchons en Île de France.
Nous avons la chance de pouvoir travailler à la maison.
Demain, il faut quand même qu'on aille au bureau.
Neige à gogo, pas de moto.
En voiture, ce n'est même pas la peine d'y penser : la neige qui est tombée depuis ce matin est en cours de glaçage.
Reste la solution du RER.
Mais le RER A est en grève et le E, non seulement est loin de chez nous mais en plus, nous mène à mille milles de tout bureau habité.

Journée de galère demain, genre 5 heures de transports pour aller pousser son nez au bureau et repartir vite fait, histoire d'être rentrés avant Noël.


RATP, Reste Assis T'es Payé, tu n'as jamais aussi bien porté son nom !

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05/12/2009

Pourquoi payer plus ?

Pourquoi payer 4€ une boîte de cotons tiges de marque alors que Carrefour vend la boîte de même contenance pour 50 centimes ?  

J'ai la réponse !

C'est parce qu'avec les cotons tiges à 4 €, on est certain de ne pas s'enfourner dans l'oreille un bâton au bout duquel il n'y a pas de coton (*). 

Je ne te remercie pas, Carrefour, pour avoir contribué à me blesser l'intérieur de l'oreille.

(*) et chez Carrefour, ce ne sont pas des cotons tiges, mais des synthétiques tiges, frêles et peu garnies. 
Pourquoi payer plus cher ? 
Ben ... parce qu'il n'y a pas de miracles !

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06:53 Écrit par Lau dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3)

26/11/2009

A qui se fier ?

Lu dans le courrier des lecteurs de  ma gazette TV :

"Je me permets de vous faire remarquer que votre critique cinéma de Twilight comporte des fautes"

"Nous sommes désolés pour ces erreurs relatives à l'intrigue du film.  Comme nous l'avons précisé, notre journaliste n'a pas pu voir le film avant la publication de sa critique.   En effet, la projection presse n'a pas été organisée suffisamment tôt avant la sortie du film".

Si je comprends bien, c'est la faute de la production - infichue d'organiser le projection presse avant le bouclage de la gazette - si le journaliste critique un film qu'il n'a pas vu.

  
Au fond, oui, pourquoi pas ?   Les journalistes disent tant d'inepties, on n'en est pas à une près. 
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22:43 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

25/10/2009

Le pays des Lumières vient de découvrir le self scanning en grandes surfaces !

Méthode des Super U du pays des Lumières 
(mis en service depuis 3 mois)

Tu prends la douchette (déjà, le nom !) sur son support

 Tu scannes tes articles, sans aller trop vite parce que la douchette se fatigue vite, finit par se vexer, et refuse alors obstinément toute collaboration  (et tu dois retourner au centre d’accueil du magasin pour qu’on essaye de comprendre le pourquoi du comment.
Eventuellement, on annule tout, on te dit de prendre une autre douchette, et de rescanner tout ce qui est déjà dans tes paniers (que toi, soit dit en passant, tu as soigneusement organisés pour faciliter le rangement en arrivant à la maison)

 Tu ne peux pas tout scanner : les fruits ou les légumes à la pièce, par exemple, tu les mets de côté parce qu’il n’y a pas de code barre dans le rayon.   Idem pour les bons de réduction : tu ne les scannes pas sinon la douchette se met à bouder grave.

Tes achats étant terminés, tu arrives à la caisse après avoir scanné tes articles très lentement, en laissant à la douchette plusieurs minutes de repos entre chaque article (sinon, la douchette se vexe.  Voir plus haut)

Tu donnes la douchette à la caissière (à l’hôtesse de caisse, pardon)

L’hôtesse de caisse fait lire le contenu de la douchette à son système informatique, qui s'avèrera ultérieurement être assez mal conçu.

Eventuellement, le contenu de tes paniers doit être vérifié.  L’hôtesse de caisse te dit d’un air très embarrassé : « je suis obligée de contrôler vos achats ».  Tu déballes tout, et là, parfois, c’est le drame : il y a une différence.  L’hôtesse de caisse te fait alors payer le montant qui est issu de ce qu’elle a comptabilisé, et toi, tu dois aller au centre d’accueil pour savoir ce qui a merdé parce que son compte est de 50 centimes supérieur à celui de la douchette.    L’hôtesse de caisse te dit que même s’il ne s’agit que d’une différence de 50 centimes en faveur du magasin, tu dois quand même aller au centre d’accueil parce que tant que la différence n’est pas résolue, ton panier sera systématiquement vérifié lors de tes prochains achats.  A l’accueil, on te dit que « non, pas nécessairement » mais tu ne réussiras jamais à en savoir plus.

Au centre d’accueil, une autre hôtesse (d’accueil, celle-là) compulse le ticket ligne par ligne, pour comprendre où ça a merdé, parce que, aussi bizarre que ça puisse paraître, il n’y a pas de lien informatique entre le contenu de la douchette et le contenu du ticket, a priori enregistré quelque part dans un système informatique.

Après 10 minutes, 3 appels téléphoniques et 2 consultations de classeurs, l’hôtesse d’accueil t’indique que la différence est sur tel produit et qu’elle te doit 24 centimes.

Toi, tu lui dis que la différence annoncée par sa collègue l’hôtesse de caisse est de 50 centimes.

Et zou, c’est reparti pour un tour : elle (re)compulse le ticket ligne par ligne, pour comprendre où ça a merdé, parce que, aussi bizarre que ça puisse paraître, il n’y a pas de lien informatique entre le contenu de la douchette et le contenu du ticket, a priori enregistré quelque part dans un système informatique.

Après 10 minutes, 3 appels téléphoniques et 2 consultations de classeurs, l’hôtesse d’accueil t’indique que la différence est sur tel produit et qu’elle te doit encore 26 centimes.

Tu as perdu 15 minutes,  et tu repenses avec nostalgie à la …

Méthode des Delhaize en Belgique 
(mis en service depuis 11 ans) 

Tu prends le scanner

Tu scannes tes articles, y compris les 3 kiwis à la pièce, puisqu’il y a une étiquette à code barre à ta disposition dans le rayon.

Tes achats étant terminés, tu reposes le scanner sur son support, ton ticket de caisse est édité et tu te présentes à la caisse

La caissière passe le code barre de ton ticket de caisse sur son lecteur, et encaisse ton payement.

Eventuellement, le contenu de tes paniers doit être vérifié.  L’hôtesse de caisse te dit, avec une bonne humeur communicative : « contrôôôôle ».   Tu râles en riant, tu déballes tout en papotant avec la caissière et là, parfois, il y a une différence.
Le système informatique de la caissière lui indique immédiatement sur quel article est la différence, ou ce que tu as oublié de pointer, ou ce que tu as pointé deux fois.
Elle rectifie le truc, tu payes, et tu pars.

Le système s'est même amélioré depuis sont entrée en vigueur : si les articles ne doivent pas être contrôlés, tu payes à la borne automatique, sans passer dire un gentil bisou à la caissière.

Conclusion

Quand on est vraiment le pays des Lumières, on ne croit pas qu'on va réinventer la roue.
On pousse plutôt l’intelligence lumineuse dont on se targue pour un oui ou pour un non jusqu’à se documenter auprès de ceux qui pratiquent le système depuis des années avant d’inventer son propre truc, même si ceux qui connaissent sont les commerçants d’un petit pays dont les Lumières se gaussent pour un oui ou pour un non. 

Vous savez ce qu'ils vous dit, le p'tit pays ?  

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15:29 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

18/10/2009

Nous n'avons pas les mêmes valeurs ...

il pense "jeans" si je dis "Strauss",
il laisse tomber alors que moi je m'insurge, 
il est brise et moi je suis tempête,
il lit Histoire et Esotérisme quand je lis Humain et Social, 
il regarde Science quand je voudrais regarder Société,
il réfléchit quand moi je fonce ...

... il serait plutôt Bordeau quand je serais Chesnel, ou l'inverse.  


... et pourtant, ça garde le cap, ça rit, ça bouge, ça discute, ça avance, ça s'épaule, et ça se complète ...   

That's life !   

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19:21 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (2)

17/10/2009

La peste soit des médecins du travail

Médecine du travail. Visite obligatoire.  Je déteste.

J'essaye de cacher mes vieux antécédents médicaux mais à la question "avez-vous des frères et soeurs ? " j'ai du mal à répondre "2" alors que c'était "5" et que ma vie et mon histoire, c'est 5 et pas 2.
Et comme je n'ai pas envie de laisser penser qu'ils sont morts d'alcool, de vitesse excessive en voiture, ou de suicide, je suis bien obligée de cracher le morceau. 
Evidemment, quand j'ai dit ça, je suis mal barrée, et, la curiosité du toubib étant piquée, il faut bien que je raconte la suite, parce que comme la suite est liée au reste, je ne me sens pas de dire que les 175 cm de cicatrices sont les séquelles des bagarres au couteau de mon adolescence.  

Généralement, le toubib est à la fois inquiet, intéressé et un tantinet curieux : il imagine un syndrome de Li Fraumeni dans son cabinet à lui qu'il a et où il s'ennuie toute la journée à entendre des jérémiades : ça le change TMS et autres employés qui se sentent agressés par des patrons qu'ils croient sadiques. 

Mais la dernière que j'ai rencontrée a fait très fort.

Je zappe les détails et lui balance l'affaire en 30 secondes, espérant qu'elle me fichera la paix, puisque c'est de l'histoire ancienne : des cancers très agressifs chez des gens jeunes, 3 morts, 1 blessée grave, mais plus rien depuis 15 ans, c'était sporadique, inexpliqué, le fait du hasard et de la faute à pas de chance, et voilà.  Peut-être Li Fraumeni, mais comme de toutes façons, on ne sait rien y faire, on a décidé de ne pas chercher, après en avoir longuement discuté avec des toubibs qui savaient de quoi ils parlaient.  
C'est comme ça, c'est la vie, je vais bien merci, ceux qui restent aussi - même s'ils pétochent un peu, parfois -, les autres sont morts, et tous, on maîtrise parfaitement la technique des petits bonheurs du jour qui passent à notre portée et qu'on attrape à pleines mains.  

C'était avoir mal percuté que la toubib avait enfin un truc intéressant à se mettre sous la dent.

Elle : Mais, vous faites encore des mammographies ?
Moi : Ben non (elle a écouté ce que je racontais, ou pas?)
Elle : Même pas des échographies ?
Moi (un peu goguenarde) : ben non, ça ne serait vraiment pas de chance qu'en plus, je développe un rhabdomyosarcome.    

Aucun effet sur la toubib qui ne percute pas mon ton un tantinet ironico-lâche-moi-les-baskets (est-ce qu'elle connaît seulement la chirurgie de lambeaux ?  même pas certainEn fait, là en le racontant, je me dis qu'elle a cru que je me payais sa tête ...)

Elle : Et la chimio, c'était à gauche ?
Moi : heu ... vous pouvez répéter la question ? (j'avais juste envie de répondre, d'une voie suraiguë : "STEPHANIE DE MONACO")
Elle : oui, la chimio, c'était à gauche ou à droite ?  C'est pour savoir si votre coeur est atteint.
Moi : heu, vous savez, la chimio, c'est plutôt central, dis-je en pointant la cicatrice de mon port a cath. 
Vous
voulez parler de la radiothérapie ? 
C'était à gauche, oui, mais on a vérifié à l'époque que mon poumon n'était pas trop bombardé.
 (pardon, mais de quoi elle se mêle, elle ?  Elle croit qu'on l'a attendue pour se préoccuper de ça ? )

Elle : je vais prendre votre tension.  
Moi : OK.  à gauche ou à droite ?
Elle : écoutez, étant donné les curages axillaires, je préfèrerais la cheville.
Moi : On n'a jamais pris ma tension ailleurs qu'au bras.  C'est bon, allez y.  J'vous jure que mes bras ne vont pas se mettre à gonfler comme ça pour si peu.

'tain mais elle m'a pris le chou, elle.
Elle est médecin du travail et elle s'y connaît en onco et en chirurgie comme moi en physique quantique.  
  
Je n'ai rien à faire de ses conseils, de ses avis, de ses suggestions : je sais ce que je fais, je sais pourquoi je ne fais plus de bilans depuis 13 ans, et je sais qui consulter si je change d'avis.

J'en ai assez que les médecins à qui je suis bien obligée de raconter les choses prennent des airs catastrophés.  C'est à moi (nous) que c'est arrivé, pas à eux, et pour des professionnels, ils ne sont pas au top en matière de gestion de leurs propres émotions.

La prochaine fois, promis, je mentirai tant que je peux et j'en profiterai pour m'amuser une miette.

Médecin : Vous avez encore vos parents ? 
Moi : Non, Papa est mort en prison, victime d'un règlement de compte de la mafia mexicaine pour une sombre histoire de coke.  Maman a fugué avec un polonais quand j'avais 3 ans et je ne l'ai plus jamais revue. 

Médecin : Vous avez des frères et soeurs ?
Moi : Oui.  Cinq.
Tous à l'université.
Dans des bocaux au labo de recherche des malformations congénitales.

Médecins : Et ces cicatrices, là, c'est quoi ?
Moi : Bagarre au couteau avec l'amant polonais de ma mère quand je l'ai retrouvé 20 ans après.

" 'faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette" , c'est ma devise.

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16:22 Écrit par Lau dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

04/10/2009

2 chats à donner

Nous vivons dans une résidence, en pavillon, avec nos 5 chats.
Le territoire est un peu petit pour eux 5, mais nous les avions en arrivant, et depuis 3,5 ans, ça n’a pas vraiment posé de problème.

Depuis l’arrivée de nouveaux voisins il y a quelques mois, la situation est devenue problématique : ces gens ne supportent pas les chats, presque par principe, et nous sommes donc arrivés à la conclusion que, puisque nos 5 chats sont « objectivement » trop nombreux pour le territoire disponible, il fallait que nous nous séparions de ceux qui se sentent un peu trop partout chez eux et, nous le concevons, peuvent être dérangeants pour certaines personnes.

Muscade et Bidule sont donc à donner, mais pas à n'importe qui !

Femelles de 4 ans,  stérilisées,  vaccinées, munies d’une puce électronique et enregistrées au fichier félin.
Toutes deux à poils mi-longs.

Muscade est couleur « chocolat au lait » avec des gants blancs.  Grands yeux verts, queue en panache.  Son pelage est si fin et doux qu’il ne demande aucun entretien.
Muscade est un chat extrêmement bien dans sa peau de chat, très intelligente et si elle veut un câlin, elle veut un câlin.
Elle a la fâcheuse tendance à entrer un peu partout à la recherche d’animaux en peluche, qu’elle nous ramène fièrement à la maison.   Comme elle a toujours été bien accueillie dans pas mal d’endroits, forcément, ça lui a donné cette mauvaise habitude.
Elle ouvre les tiroirs et traite les paires de chaussettes comme des trophées qu’elle dépose près de sa gamelle.

Bidule, sa sœur, est toute noire.  Son pelage est épais, et demande à être peigné très régulièrement (elle adore ça), et tous les jours en hiver.

Plus timide, moins franche, mais elle ne demande qu’à faire connaissance avec des étrangers si on lui laisse un peu de temps, et si on lui file quelques croquettes friandises.  Bidule vendrait son âme au diable pour une friandise !   

 C’est une chasseuse, et elle rapporte oiseaux, souris, mulots, orvets …  au moins une fois par semaine en été.

Ces deux chattes, qui sont sœurs,  sont à donner ensemble, à des adultes (ce ne sont pas des jouets pour enfants) qui sauront accepter quelques bêtises de chats bien dans leur tête de chat pour un maximum de câlins, de douceur et de gentillesse, outre leur beauté et leur allure si particulière.  
On cherche pour elles une maison d’où elles pourront sortir, avec un environnement suffisamment spacieux pour qu’elles vivent leur vie de chats à leur guise.
Elles savent exactement ce que "NON" veut dire et obéissent très bien quand on le leur dit. 

Quand nous aurons trouvé LA famille à qui nous pourrons les confier, elles partiront avec le jeu favori de Bidule, leurs couffins, et les grattoirs.

Si elles devaient partir en Belgique, elles auront été préalablement vaccinées contre la rage, pour être en ordre avec la législation européenne qui l’impose pour les chiens, chats et furets qui passent les frontières.

don 05

 

30/09/2009

Heu ... Skynet, tu ne pousses pas un peu, là ?

Je me connecte sur mon blog pour modérer un commentaire.
Donc, Skynet, tu sais que je suis là, que je suis dans ma maison, que j'ai ouvert avec les clés, et que je ne suis pas ici en intruse non grata.  

Je réponds au commentaire que je viens de valider. 

Tu ne trouves pas que tu pousses le bouchon un peu loin à m'obliger à autoriser la publication de mon propre commentaire ?  Tu ne ferais pas un peu d'excès de zèle, là ?  Le tout sécuritaire, c'est ton nouveau dada ? 

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21:12 Écrit par Lau dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

Histoires de chats

Je savais depuis le début que le lotissement était trop petit pour nos 5 chats. Mais quoi ?  On les avait en arrivant, et on n'allait pas les balancer à la SPA ...  

ça aura tenu 3 ans et demi.
Parfois quelques soucis vite arrangés avec des voisins intelligents, parce qu'avec un peu de bon sens, un peu de poivre et un peu de vinaigre, on peut très bien vivre avec des chats dans son environnement sans se laisser ennuyer.

Mais voilà, ce qui devait arriver arriva.

De nouveaux voisins.
Qui viennent vivre ici parce que c'est tranquille et qui ne supportent pas que les chats mènent leur vie de chat. (bon, j'avoue, Muscade est du genre collant : "je-veux-un-câlin-et-des-croquettes-je-t'-aime".) 

Alors, nous, comme on se sent un peu envahissants avec nos 5 chats, nous avons pris la décision qui s'imposait : on va en donner deux ou trois.  La mort dans l'âme.
On ne mange plus, on dort mal et on vit avec les larmes au bord des yeux. 

'tain, qu'est qu'on est tristes ...

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30/08/2009

Manque cruel de nuances ...

A la question posée dans le propriétés du blog :

 

Autorisez-vous l'ajout de commentaires par des visiteurs ?
 

 Oui        Non

Il manque l'option :


 Oui, hélàs

09:39 Écrit par Lau dans P'tites rosseries | Lien permanent | Commentaires (3)

26/08/2009

Business et mauvaises pratiques

La grippe A, ce n'est pas perdu pour tout le monde.
Les sociétés qui produisent des gels bactéricides font fortune, avec beaucoup de malhonnêteté. 
Des tas de gens, pas très fûtés, et cédant à la panique, achètent des flacons de gel bactéricide pour se prémunir d'un virus, croyant ainsi bien faire et être à l'abri de la contagion. 

Ils seraient plus avisés de fuir les séchoirs à air chaud pour se sécher les mains et, à défaut de serviette disponible, les laisser sécher à l'air libre.
Ils feraient mieux d'éternuer dans un mouchoir jetable ou dans leur coude plutôt que dans leurs mains avec lesquelles ils vont, l'instant suivant, relever une mèche de cheveux de leur enfant et lui coller ainsi leurs miasmes sur le nez.  
Et ils feraient surtout mieux de ne pas se croire protégés par ces gels qui n'ont absolument aucune efficacité contre les virus, et oublier les règles les plus élémentaires d'hysgiène et de bon sens, grippe A ou pas grippe A, d'ailleurs. 

 
Et puis, la grippe A, c'est beaucoup moins meurtrier que que celui de la grippe saisonnière, moins agressif que toutes les saloperies que l'on mange / respire / inhale à longueur de temps, et beaucoup plus soft que les accidents de voiture. 

La tragédie Kennedy

Si l'histoire du "clan" Kennedy a (aussi, mais pas que) été une longue suite de tragédies, la mort de Ted Kennedy est tout ce qu'il y a de plus banal. 
Quelqu'un qui meurt, c'est toujours triste, mais mourir à 77 ans, c'est tout à fait dans l'ordre des choses. 
Alors, Madame la Journaliste, au lieu de nous présenter la mort de TK comme une "tragédie" - je te cite - tu aurais plutôt pu insister et détailler son parcours et sa vie politique exceptionnels.

Mais c'est vrai que le petit peuple préfère les histoires sanglantes et dramatiques que ce qui fait la grandeur des Hommes par ce qu'ils ont apporté aux nations.

Dis, Madame la Journaliste, est-ce que tu nous fileras des photos trashes des derniers instants de son agonie ? 
Tant qu'à faire, fais ton boulot de m*** à fond ! 

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13:34 Écrit par Lau dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

21/08/2009

Necrologie

Nous avons l'immense tristesse de vous annoncer le décès de "fatalité" et de sa fidèle amie "c'est la faute à pas d'chance". 

Elles ont été tuées par des familles endeuillées, rendues folles de chagrin par des catastrophes, et persuadées qu'un procès public très médiatisé - et les dommages et intérêts qu'elles allaient toucher - les aideraient à surmonter leur douleur.

Elles voulaient trouver un coupable, n'importe lequel, mais quelqu'un sur qui pointer un doigt vengeur.  

Elles n'ont pas pour autant trouvé l'apaisement, parce qu'aucune condamnation ni aucune indemnisation ne leur a rendu leur proche.

Mais elle ne l'ont compris que trop tard, et il leur a bien fallu, parfois des années après le drame, enfin commencer leur travail de deuil.  

... et ces mêmes familles de victimes ont pourtant continué à utiliser ce qu'il faut bien appeler des tas de ferrailles (avions, trains, voitures, ...) parce qu'il faut toujours aller plus vite, plus haut et plus loin. 


That's life ...

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15:28 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (1)

Ces afghans courageux

Elections en Afghanistan.
Menaces des Talibans qui assurent qu'ils couperont la main de ceux qui ont la marque de l'encre sur le doigt, preuve de leur participation à l'élection.
Menaces des Talibans de procéder à des attentats dans les bureaux de vote.
50 % des Afghans ont pourtant été voter, ce qui est un taux exceptionnel dans ce contexte de terreur. 
Commentaires grincheux des médias européens : "le taux de participation est très faible : environ 50%".

Que l'Occident regarde les taux de participation de ses propres élections - vraiment libres, elles - avant de juger ceux qui risquent leur vie et leur intégrité pour oser affirmer leurs convictions. 

Piqûre de rappel : le taux de participation aux élections européennes ne fait que baisser et il a atteint, lors du dernier scrutin, un score inférieur à 50%, tous pays confondus.
Et pourtant, tout ce que l'on risque, ici, en allant voter, c'est de louper un joli week-end d'été à la campagne.

Respect, les Afghans !

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19/08/2009

Vous avez dit la France laïque et républicaine ?

Lu dans la charte d'une entreprise de cette France qui brandit son statut laïque et républicain pour un oui ou pour un non :   

"Nous croyons que tout être humain est unique.  Il a le droit de mener une vie digne jusqu'au bout (...)
Cette conviction, au coeur de tout humanisme, prend une couleur particulière aux sources de l'Evangile de Jésus-Christ.  Tout créature humaine est à l'image de son créateur.  Elle est elle-même une bonne nouvelle pour son prochain".


Evidemment que tout être humain est unique et que chacun a le droit de mener une vie digne jusqu'au bout - Elisabeth Kubler Ross a d'ailleurs fait remarquer avec beaucoup de bon sens que les mourants sont encore des vivants.

Par contre, affirmer que toute créature humaine soit à l'image de son créateur, ça relève d'une conviction personnelle, d'une croyance ou de la foi, et ça n'a pas sa place dans un environnement professionnel, sauf si on bosse à l'évêché, au Vatican, ou dans un couvent ... et encore !

Moi qui pense que les théories de Darwin sont plus crédibles que le créationnisme,
Moi qui suis une farouche partisane de l'euthanasie,
Moi qui ne suis pas vraiment branchée sur les soins palliatifs quand ils sont imposés parce que personne n'ose arrêter les frais alors qu'on sait que c'est foutu et que, dans ce cas, les soins palliatifs sont tout, sauf dignes et respectueux,
Moi qui ne mêle pas mes convictions philosophico-personnelles à ma vie professionnelle,

je suis vraiment très choquée ...

 

Message personnel
 
Si c'est un nom : un laïc désigne un croyant qui n'appartient pas au clergé, tandis qu'un laïque est un partisan de la laïcité.
Si c'est un adjectif : laïque, au masculin et au féminin. 

et tant qu'à faire : 
du latin laicus, emprunté au grec laikos (du peuple)  

Voili voilou ... 

Et ne me remercie pas, c'est tout naturel

Souris-10

 


 
 

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11/08/2009

Il y a une vie en dehors de Paris

Bon, les parisiens, que j'vous explique.

Paris c'est tout p'tit, ce n'est pas le centre du monde. (petite leçon : la taille de Paris - le petit truc en blanc - versus l'Île de France, ça rend humble, non ?).
Ce qui n'est pas à Paris existe aussi.
Hors Paris, ce ne sont pas nécessairement des banlieues pourries ou la France profonde avec béret, pinard et baguette. 
On peut habiter hors de Paris.
On peut être heureux hors de Paris.

Et on peut même rejoindre Paris en 20 minutes.
Si, j'vous jure que c'est possible.
Même quand on habite en Seine et Marne.

Alors, quand je postule pour un poste à Paris, ne rejetez pas illico ma candidature sous prétexte qu'il est écrit "77".
La Seine et Marne, c'est immense, ce sont des cultures céréalières à perte de vue (question : vous savez d'où vient le blé qui fabrique le pain que vous payez si cher à Paris ? hum ? ), mais on peut habiter en Seine et Marne sans se trouver nécessairement tout au sud du département, au fond d'un champ derrière une haie, avec un tracteur pour seul moyen de locomotion (et on peut aussi habiter au fin fond de la Seine et Marne, au beau milieu des champs, être fermier, avoir un tracteur et ne pas être un sous-développé pour autant).


carte blog

 

 

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08:35 Écrit par Lau dans C'est comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (0)

03/08/2009

Mangez 5 fruits et légumes par jour

Si par jour je mange 1 cerise + 1 fraise + 1 petit pois + 1 haricot + 1 chou de Bruxelles, c'est bien ?
Ou faut-il que je m'enfile tout un ananas, toute une pastèque, tout un chou rouge, tout un melon et tout un potiron pour respecter la norme ?

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14:06 Écrit par Lau dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2009

Histoire de chats

5 chats, dont Hermione, si fine, si timide et si discrète, qui traverse sa vie de chat en essayant de ne pas se faire voir parce qu'elle se fait tout le temps courser et rabrouer par les autres. De vous à moi, je pense qu'elle leur dit des gros mots quand elle les croise mais je n'ai pas de preuves. 

Hier soir, distribution de croquettes friandises pour lesquelles les chats vendraient leur âme au diable. 
Selon le réflexe de Pavlov, on a appris aux chats que le bruit de la boîte que l'on secoue est annonciateur de distribution de ces friandises (à l'intérieur de la maison, comme ça, nous, on ferme la porte derrière les chats, et on n'est pas réveillé au milieu de la nuit par un chat qui miaule pour se plaindre à travers tout le quartier qu'il est dehors et qu'il voudrait bien rentrer).

L'Homme me raconte que Alf a essayé de piquer la croquette qu'il avait lancée à Hermione pour qu'elle la croque tranquillement dans son coin, qu'Hermione s'est rebiffée et lui a flanqué une baffe (à Alf, pas à l'Homme).
Je lui demande (à l'Homme, pas à Alf) si ça a été efficace.
Il me dit : "oui, Alf a reculé"
Puis quelques secondes plus tard il ajoute, hilare : "Parce que je l'ai tiré par la queue".

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