11/09/2008

vive le Système !

... avec un "S" majuscule à système, parce que quand ça atteint ces sommets-là, ça mérite au moins ça.
Refus des Assedic d'entendre ce que je défends ?
OK.
No problem : je sais m'exprimer. 
Ma lettre ne changera rien à la situation, mais au moins, moi, Fred, capable de m'exprimer et de comprendre, j'aurai peut-être fait vibrer un neurone oublié dans un coin de l'Administration, et permis à d'autres d'être écoutés, compris, entendus.
 

Ben quoi ?
Vous ne rêvez jamais-jamais, vous ? 

 

Madame,

Bien que votre réponse ne soit que l’application stricte du règlement, elle m’évoque une série de commentaires.

Vous écrivez : « votre demande de passage en commission paritaire ne peut se faire qu’au terme d’un délai de 121 jours à compter de la fin de votre contrat de travail précédant votre inscription ».

Dans une réponse précédente, vous me dites que mon inscription du 6 mars n’a pas été validée.
Je vous ai expliqué que mon inscription n’a pas été validée parce que l’employée qui m’a reçue m’en a dissuadée, en me disant que ça ne servait à rien puisque le fait d’avoir démissionné ne m’ouvrait aucun droit.  
Je n’ai reçu aucune explication sur ce délai nécessaire de 121 jours d’inscription depuis la fin du dernier contrat de travail pour se trouver dans les conditions d’introduction d’un recours. En toute logique, si j’ai pris la peine de me réinscrire sur votre site internet, puis de me présenter à la convocation à l’antenne de ***, c’est une évidence que j’avais cette volonté d’être inscrite.  Et si j’avais reçu cette information à propos du délai à ce moment-là, je ne me serais pas laissée impressionner, et aurais confirmé mon inscription.  Il aurait fallu que je sois vraiment stupide pour ne pas le faire en connaissant ce point du règlement.    

Je ne me suis pas laissée démonter pour autant et me suis acharnée à trouver un emploi.  Le marché étant ce qu’il est, je n’ai décroché que des missions vacataires, mais c’est mieux que rien en attendant un emploi plus « consistant ».   
Et je continue à chercher, évidemment.  Mon but n’est absolument pas d’essayer de m’installer dans l’assistanat d’un revenu de remplacement. 
Mais entre les employeurs qui publient des annonces et ne se donnent même pas la peine de vous dire que votre candidature n’a pas été retenue, ceux qui vous voient en entretien puis ne vous donnent plus jamais de nouvelles, les relances que vous faites et qui restent sans suite, les candidatures spontanées que vous réalisez, à leur demande, sur les sites internet des entreprises, cabinets de recrutement ou autres sociétés d’intérim, et qui se soldent par un retour de mail automatique – et dont vous n’entendez d’ailleurs plus jamais parler -, c’est « the
desperate struggle for life » ! 

J’ai été confrontée à des difficultés similaires à celles de mars  quand je me suis réinscrite le 25 août et  c’est quand j’ai produit votre lettre où vous me conseilliez de me réinscrire que mon dossier a été pris en compte.  

Ça y est : j’ai retenu la leçon.
Si j’avais su, je n’aurais pas accepté ces missions précaires. 
Face à l’impossibilité actuelle de retrouver un emploi stable malgré toutes mes démarches, j’aurais fini par me tourner vers l’Assedic et le délai de 121 jours aurait commencé à courir à partir du 22 février, date de ma démission.  J’avoue avoir vraiment beaucoup de mal à admettre d’être pénalisée parce que j’ai eu la volonté de travailler avant de me tourner, vraiment en désespoir de cause, vers l’Assedic !      
Ou alors - mais il aurait pour cela fallu que je connaisse l’ensemble des tenants et aboutissants - j’aurais dû exiger la validation de mon inscription du 6 mars et alors, le 23 juin, soit 121 jours après la fin du contrat de travail qui aurait immédiatement précédé mon inscription, j’aurais introduit un recours.  Ainsi, entretemps, j’aurais pu réaliser ces missions sans que ce fameux délai ne soit reporté.     
Et au fond, en y réfléchissant bien, je me demande même si je n’aurais pas dû démissionner avant le 31 octobre 2007, de telle sorte qu’il suffise que je me réinscrive pour retrouver mes droits sans autre forme de procès.

A vrai dire, tout ce qui arrive maintenant résulte d’un défaut d’informations qui ne m’ont pas été données  quand je me suis présentée à l’Assedic après mon inscription par internet le 6 mars.
Fin de l’histoire ...
 
Le dicton dit que « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». 
Tout en continuant à chercher avec assiduité, je vais donc rester inscrite comme demandeuse d’emploi, me présenter aux convocations qui me seront faites, et si, par malheur, je n’ai pas retrouvé d’emploi au 3 novembre, (
parce que, faites le compte, je ne réussirai pas à trouver les 280 heures de travail qui manquent (8 semaines à temps plein) avant ce délai !), je reviendrai vers vous pour introduire ce recours auprès de la commission paritaire.   

La présente n’appelle pas de réponse. 
Elle n’est que l’expression des hiatus qui existent entre les discours de nos gouvernants sur la qualité de la protection sociale et la réalité du terrain.
 Je suis surtout inquiète pour ceux qui sont confrontés à mille autres difficultés connexes et qui, en outre,  n’ont pas la capacité de s’exprimer, de se défendre et de s’expliquer.

 

Je vous prie de croire, Madame, en l’expression de mes sentiments distingués.

 

 Mon père disait toujours que cette formule des sentiments distingués est un truc génial, parce que dans ce cas,  "distingué" ne veut pas dire "poli" mais "choisi" (un de ses collègues utilisait d'ailleurs la formule "mes sentiments choisis").  
J'adore, parce que si "ils" savaient ce que je leur choisis comme sentiments, ils feraient un infar massif et ils tomberaient raides, là, plouf, comme ça !

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