27/07/2009

Au souper, le Président a mangé des fayots. La nuit suivante, il a pété.

Que nous soyons informés que le Président a eu un malaise qui a justifié une hospitalisation et qui peut être inquiétant, c'est une chose : après tout, il est le Président de la France, et sa fonction justifie l'info.

Mais dès que l'on apprend qu'il ne s'agit que d'un malaise vagal, les journalistes pourraient nous lâcher la grappe au lieu de nous noyer d'infos toutes aussi inutiles les unes que les autres, de spéculer à coups de petits mots, d'utiliser le conditionnel sur les infos communiquées par l'Elysée, d'envoyer des équipes à l'entrée du Val de Grâce où à l'Elysée pour essayer de grapiller d'autres détails croustillants et de faire appel à de grands pontes de la médecine - un différent à chaque bulletin d'info radio ou télé, pour essayer d'en trouver un qui dirait que ce malaise est annonciateur d'un infar, d'une méningite, d'une poussée de peste noire ou, pire, de grippe A (la grippe A, ça fait vraiment peur, non ?   ... dans les rêves des journalistes !)  

Que je sache, il n'y a pas péril en la demeure, pas de vacance de poste, pas de grandes mesures à mettre en place, et tout va bien : la France est gouvernée.

Il se passe tout de même des choses beaucoup plus essentielles à travers le monde qu'un prout, fût-il présidentiel.

100 alargeur blog

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